Je n’en finis pas de m’interroger…

Taux de péridurales en France : 60 à 70% (aux USA, c’est fou, c’est 90% !).
Taux de péridurales en Grande-Bretagne : un peu moins de 30% (et non, ça n’a rien à voir avec le fait que l’Écossaise est une créature robuste, venue du nord, où l’on n’est pas des mauviettes et l’on accouche au milieu des moutons dans la lande !).

Taux d’allaitement à la naissance en France : 50%
Taux d’allaitement à la naissance en Grande-Bretagne : 70% (ok, on est loin de la Norvège et de ses quasi 100%…).

Taux d’allaitement à 3 et 6 mois en France : 15 et 0%
Taux d’allaitement à 3 et 6 mois en Grande-Bretagne : 30 et 20%

Sur la césarienne, c’est kif-kif, autour de 20% partout.

Hormis la question de l’allaitement à 3 et 6 mois, facile à régler (une question de durée de congé maternité, tout simplement), je me demande comment deux pays à peu près similaires arrivent à des taux si différents.

 

 

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22 réponses à “Je n’en finis pas de m’interroger…

  1. Nathalie 13 décembre 12 à 4:48

    Apparemment, la France a beaucoup reculé sur les pratiques d’accouchement sans douleur depuis l’arrivée de la péridurale (les sages-femmes se sont démobilisées). Les futures mères et les sages-femmes ne sont plus vraiment formées à ces techniques et la systématicité des accouchements hospitaliers rend le recours à l’anesthésiste extrêmement simple (et puis, c’est tout de même de l’acte bien payé à peu de frais une pose de péridurale… même si l’acte requiert évidemment une vraie compétence).

  2. Siboneyy 13 décembre 12 à 5:21

    Je suis d’accord (vu de loin évidemment) sur la systématisation des accouchements en hôpitaux. Si j’ai bien compris, accoucher ailleurs (chez soi ou en « maison de naissance », je ne sais pas trop comment on dit) relève d’un choix peu ordinaire, et facturé au prix fort dans le cas de la maison de naissance ? du coup, je suppose que quitte à accoucher en milieu médical, autant avoir la panoplie complète ?
    Ici, au début, je me suis dit « mais ce sont de complets hippies, c’est quoi ces histoires de pas de péridurale, pas de médecin qui me suit pendant la grossesse, etc. ??? ». Ils ont totalement démédicalisé la grossesse et l’accouchement pour les cas sans risque (s’ils l’ont jamais médicalisé, je ne sais pas), et c’est un peu bizarre de comparer les deux approches.
    Je me suis repenché sur la question du coût de la péridurale… je n’y avais pas pensé ! Mais c’est être un peu cynique 🙂

  3. Artémise 13 décembre 12 à 5:39

    Pour la péridurale, c’est effectivement la raison invoquée par Nathalie. Pour l’allaitement, il n’y a pas que ça. Le tire-lait, cela existe et les employeurs sont tenus de fournir un local fermé pour que les mères allaitantes puissent tirer leur lait (avec un frigo pour le conserver au frais), ou autoriser les allers-retours pour que la mère puisse aller allaiter son bébé si c’est à proximité.
    En revanche, la société française tolère mal l’allaitement… combien de fois ai-je entendu d’un air outré « quoi, tu l’allaites encore ? ». Et ensuite, la cohorte de clichés…
    – c’est incestueux (mais oui, à 7 mois, bébé se rend compte du côté érotique des seins de sa mère, bien évidemment).
    – c’est pour ça qu’il ne prend pas assez de poids (heu ? tu veux vraiment voir sa courbe ?)
    – c’est pour ça qu’il prend trop de poids (tu l’as bien regardé ?)
    – tu lui donnes de mauvaises habitudes (bah oui, la nuit, je l’allaite dans mon lit. Je vais pas rester debout dans le salon.)
    – il va être carencé
    – le papa va être frustré et exclu (Bon. Et si le père s’en fout ?)
    – ce n’est pas hygiénique (je me lave tous les jours, pourtant)
    – c’est de l’exhibitionnisme (quand j’ai allaité dans un parc public. Pourtant, je ne me suis pas mise à poil non plus).
    – de toute façon les mères allaitantes elles font rien qu’à faire culpabiliser les autres de ne pas allaiter (faudrait voir à assumer ses choix… c’est pas toujours de la faute des autres non plus)
    – allaiter, c’est être complice de la société machiste .

    etc etc etc.

    Les femmes en france sont très peu poussées à allaiter, malgré le discours féministe qui dénonce une fausse « pression » qui n’existe que dans leurs fantasmes. Au moindre problème à l’allaitement, la plupart des interlocuteurs se contentent de répondre « il faut passer au biberon madame ». Du coup pas étonnant que le taux d’allaitement s’effondre…

  4. Artémise 13 décembre 12 à 5:45

    Il y a aussi la question du coût… la « mode » de l’accouchement à domicile vient des pays où la santé coûte cher, 10000 dollars un accouchement aux Etats-Unis… pas étonnant que les gens aient cherché comment faire autrement !

    L’autre jour, je regardais « Baby-boom » à la télé, et j’ai été surprise de constater que les parturientes de l’émission avaient l’air parfaitement… pas du tout en train d’accoucher. Non parce que moi, pendant la dernière heure avant la péri, je chouinais misérablement de douleur. Mais le personnel étant surbooké (c’était un dimanche entre deux changements d’équipe), personne ne s’occupait de moi, aucune aide, aucun conseil. Et l’Epoux avait été envoyé faire les papiers, il y avait des problèmes donc j’étais seule. Du coup, j’ai fini par craquer et demander la péridurale.

    Ce n’est pas grave en soi, l’essentiel c’est d’avoir accouché et que tout se soit bien passé, je n’ai pas de regrets. Mais c’est clair que dans un hôpital français, c’est soit péridurale, soit souffre en silence et fais pas chier, tu l’as voulu tu assumes.

  5. Siboneyy 13 décembre 12 à 6:17

    Avant de tomber enceinte et de me poser des questions sur ce que ça impliquait pour de vrai, pour moi, en adulte (un peu) responsable qui peut faire des choix, j’étais un peu dans l’optique ‘l’allaitement est une contrainte, la leche league une secte, le biberon est merveilleux et le tire-lait bon pour les vaches’. Bon, j’ai toujours des doutes sur la leche league… 😀 Mais ici, l’allaitement (au sein, on devrait dire, le biberon c’est aussi l’allaitement après tout) passe décidément très bien – toutes les mères que je connais ici l’ont fait, et j’ai eu des conversations intéressantes avec des mères qui donnent le sein, qui sont venues parler de « comment ça se passe en vrai » lors du dernier cours. Bilan des courses :
    – jamais aucun problème pour allaiter « en public », jamais une remarque (sinon quelques remarques positives) (il ne s’agit pas de déballer son matériel au grand air en pleine rue commerçante, mais la politique incitative ici est très claire – plein d’endroit arborent des logos « breastfeeding friendly ».
    – des difficultés au début, normal, ça s’apprend, parce que contrairement à certains messages trèèèès pro-sein, c’est pas forcément quelque chose de facile et d’instinctif.
    – aucun scrupule à filer des biberons de lait en poudre à l’occasion, faut pas déconner, c’est de la nourriture après tout (confirmation sympathique de la sage-femme).

    Quant à toutes les remarques que tu as entendues… n’oublie pas qu’une fois enceinte, et pire, une fois mère, ton corps ne t’appartient plus 🙂 Tu es désormais un objet totalement public à qui l’on a le droit de fournir commentaires, critiques, avis éclairés, etc.

    J’hésite presque à ajouter ici deux raisons totalement égoïstes et pragmatiques qui ont bien fait pencher la balance : 1- réduction du temps de préparation du biberon la nuit – moi qui aime mon lit et mon sommeil d’amour, ça me parle : pas besoin de descendre, faire chauffer, vérifier la tête dans le pâté qu’on s’est pas planté, remonter, etc. 2- ça coûte pas un rond (eh oui, je suis une sale radine).

  6. Siboneyy 13 décembre 12 à 6:29

    Pas faux pour l’accouchement à domicile : quand ça coûte un bras, tu y réfléchis à deux fois avant de quitter ta maison (« mais fallait pas faire un enfant alors ma bonne dame, eh ! ») (quoique… ça entraîne des situations bizarre, une nana à mon cours a décidé d’accoucher chez elle, elle veut louer une baignoire de naissance, ça coûte cher, pis surtout… en appartement, faut vérifier que le poids ne va pas faire s’effondrer ton plancher !). C’est assez populaire ici, ça représente pas mal de naissances, à condition d’être en parfaite santé – et de préférence pas pour le premier accouchement…

    Je suis frappée par ce que tu dis, concernant le personnel surbooké, le fait que personne n’était avec toi, et le fait… qu’on envoie ton mari faire de la paperasse !!!! Ca me rappelle un peu ce qu’une amie commune à nous (devine) m’a raconté de son accouchement, le fait qu’elle a fini toute seule, etc. Je veux pas avoir l’air de la jouer ‘ah mais ici c’est tellement géniaaaaal » parce qu’il y a des points noirs partout (et que je n’y suis pas encore passée, hein :D), mais pour le coup, je suis certaine que ça ça n’arrivera pas.

  7. pam 17 13 décembre 12 à 8:14

    « deux pays à peu près similaire »?……je rigole…..nous n’avons pas la même monnaie, pas la même politique pour l’Europe ( mais qui a raison..) et surtout pas la même langue! nous sommes plutôt du style méditérranéen et les Ecossais plutôt nordique! bref côté similitude il y a mieux!
    je n’ai pas de conseil à te donner mais étant un peu au courant des choses côté professionnel de la péri, une fois résolu le coût du prix en écosse, je pense qu’une péri aide à faire passer « la pillule »! d’autant plus que si, et je ne te le souhaites pas, ton rejeton décide de ne pas sortir, une péri déjà posée permet une réinjection rapide pour calmer la douleur, soit de faire une dose efficace pour une césarienne en vivant cet évènement sans t’endormir en urgence histoire qu’en plus tu zappes ce moment tant attendu!
    fais le bon choix!

  8. Siboneyy 13 décembre 12 à 10:33

    Rhooo, je parlais en termes de « développement » (mais ok, l’Ecosse se tourne résolument et de plus en plus vers les pays nordiques) !
    Contente de voir un pro qui apporte des arguments – et je suis sensible à celui de pouvoir rester éveillée en cas de césarienne ! Mais bon, je n’ai absolument pas tourné le dos à la péridurale, je pars plutôt avec l’idée d’essayer de m’en passer, et « on verra le moment venu » (et là je beuglerai, comme tout le monde « mais piquez moiiiiiiii ») – pas du tout dans l’esprit « bah c’est nul avant on faisait bien sans pas pour moi merci ! ».

  9. Akikko 14 décembre 12 à 9:43

    (je précise que je suis féministe pour jouer cartes sur table ^^)
    (oui c’est bien moi Nicolas, ne vous fiez pas à la signature bizarre)

    L’allaitement est une drôle de question. Je trouve qu’il y a des pressions fortes pour allaiter quand je vois des copines qui culpabilisent de ne pas pouvoir allaiter et s’arrachent les seins avec la pompe à lait, quand j’entends tous les commentairs culpabilisant « bien sûr tu va allaiter ? ». Alors oui, que 50 %… Peut-être que c’est une double pression bien équilibrée qui nous fait arriver au 50 % ^^. Ce que je trouve dommage, c’est que dans un sens ou dans l’autre on fait culpabiliser la mère et qu’on ne devrait pas avoir à juger de son choix.

    Pour les gens choqués par l’allaitement, je ne trouve pas ça normal du tout ! On devrait pouvoir allaiter dans n’importe quelles circonstances. Pour le coup je trouve que c’est une grave atteinte aux libertés des femmes, une pression pour les confiner dans la sphère du privé. Deux billets féministes intéressants sur le sujet :

    http://blog.plafonddeverre.fr/post/Peut-on-%C3%AAtre-une-bonne-p%C3%A9d%C3%A9g%C3%A8re-et-ubne-bonne-m%C3%A8re

    http://blog.plafonddeverre.fr/post/Cachez-ce-sein….

    Pour la péridurale et les techniques d’accouchement sans douleur c’est dur pour moi de donner un avis :).

    Ce dont je peux parler c’est de la pression sociale. Une amie enceinte se disait énervée d’avoir l’impression que son corps ne lui appartenait plus, qu’elle était devenue une sorte de bien publique destiné à produire un citoyen et que tout le monde se permettrait d’avoir des commentaires à lui faire et des conseils à lui donner. Une autre a très mal vécu le passage à la mat parce qu’elle n’a vu que du personnel différent qui lui tenait un discours contradictoire mais qui systématiquement la faisait culpabiliser de mal faire et de ne pas être une bonne mère.

    Donc mon conseil : ne cède pas aux pressions, fais ce que tu juges le mieux, fais ce dont tu as envie.

    En plus je trouve que tu es un super être humain, donc je suis persuadé que ce que tu décideras sera vachement bien. Je suis super heureux pour vous deux et je vous fais des gros bisous :).

  10. Artémise 14 décembre 12 à 2:21

    Coucou,

    Alors moi aussi, je suis une grosse radine et une grosse feignasse donc je préfère dégrafer mon soutien gorge (ce qui prend une seconde) plutôt que de me faire suer à faire un biberon – qu’il faut préparer, et laver ensuite. Loose.
    Accessoirement, l’allaitement est encouragé par les humanitaires dans les pays en développement, car il y a moins de risques de manque d’hygiène avec le sein, qu’avec le biberon. Et qu’en plus, ça permet de retarder le retour des règles et donc d’espacer les naissances (si si ça marche 🙂 )

    Surtout que le lait en poudre, ça coûte une blinde – nous prenons un lait milieu de gamme et c’est déjà 17 euros la boîte qui dure une semaine max… alors tant que tu peux/veux allaiter, fais-le, comme ça il te restera des sous pour te payer des french manucures et des faux cils (hin hin hin).

    J’étais aussi dans l’optique « on verra bien » pour la péridurale. Un de mes « vieux » de mon séminaire de paléo, ancien médecin, me disait que oui, c’est du confort, mais que si j’en avais besoin, il ne fallait pas hésiter. Et c’est vrai que de ce point de vue, je préfère vivre à notre époque plutôt qu’il y a 300 ans, faut pas déconner non plus 🙂

    Sur la leche league, je suis maintenant moins méchante avec eux. Les réunions ont un côté un peu « sectaire » à ce qu’on m’a raconté (genre la nana qui anime la réunion vient avec ses gosses de 4-5 ans qui lui soulèvent le t-shirt en permanence pour téter… gloups), mais ils sont vraiment de très bon conseil quand tu galères et que tu les contactes pour un renseignement. Les conseillères qui viennent à domicile sont vraiment bien. Je leur avais demandé un conseil car l’Héritier avait de la peine à se mettre au sein au début et je n’arrivais pas à lui faire prendre, ils m’ont bien aidée en me conseillant sur la manière de le placer (et de lui fourrer le sein dans la bouche, faut dire ce qui est). Donc bon, à toi de voir, tu nous diras 🙂

    Dans tous les cas, ce qui compte, c’est ce que tu en feras après coup !

    (et j’ajoute que c’est bien vrai ce qu’on dit : on oublie la douleur très rapidement)

  11. Nathalie 14 décembre 12 à 6:27

    Petit ajout sur les maisons de naissance : elles n’existent pas encore en France, les sages-femmes les réclament mais il y a pas mal d’obstacles. D’une part, l’opposition résolue de nombreux (pas tous néanmoins) gynécologues-obstétriciens qui ne font pas confiance aux sages-femmes pour repérer suffisamment tôt une évolution pathologique de l’accouchement. D’autre part, le fait qu’accoucher en maison de naissance implique que l’on n’a pas accès à la péridurale puisque l’équipe ne compte que des sages-femmes. Le corolaire demandé par la profession c’est « une parturiente = une sage-femme », ce qui permettrait d’éviter ce qui est arrivé à Camille, à savoir attendre et souffrir seule sans soutien d’aucune sorte que le col soit suffisamment dilaté pour poser la péridurale. Les accouchements qui se passent bien sans péridurale sont généralement des accouchements où les futures mères ont été accompagnées, conseillées, écoutées par quelqu’un tout au long du travail (dit celle dont l’expérience est purement livresque et qui réclamera sûrement aussi de ne plus souffrir le jour J, tout en mordant la main du futur père).

  12. Artémise 15 décembre 12 à 11:51

    Nathalie, petit ajout encore :

    ma soeur a accouché de son troisième en maison de naissance, à Paris. C’est aussi un choix financier car rien que l’accouchement est facturé 900 euros, sans compter les consultations de suivi chez la sage-femme. Par contre, c’est vrai que c’est le top.
    Forcément, sans péri, il faut être accompagnée, ce qui n’est pas possible en hôpital : dans mon cas, l’idéal, c’était chacune dans sa chambre avec péri, une SF qui gère le tout en circulant d’une chambre à l’autre.

    Et pourtant, c’était dans un hôpital dit « ami des bébés », où j’ai par ailleurs été tout à fait choyée avec mon Loustic.

  13. Emma 15 décembre 12 à 8:58

    En ce qui concerne le peu de péri en Ecosse (et en UK en général) on m’a confirmé que c’était pour des question de coût. J’imagine d’ailleurs que c’est comme ça pour tout le reste. Etant donné qu’on ne paye rien ici, ils doivent bien chercher à faire des économies. Cela se ressent sur tout le suivi de la grossesse : pas de rdv avant 3 mois, juste 2 échos…. LOOSE. Résultat j’ai choisi de me faire suivre sur Paris. Pour l’accouchement pas le choix vu que je vis sur une des îles Hébrides tout au nord.

  14. Siboneyy 15 décembre 12 à 10:04

    Nathalie et Artémise > tout à fait vrai : ici aussi, seules les femmes ayant eu un grossesse sans aucun problème peuvent prétendre à l’accouchement en maison de naissance, et par sécurité, celle-ci est souvent une annexe de l’hosto, pour pouvoir transférer la parturiente de façon rapide en cas de complication. Et la sage-femme reste avec toi de ton arrivée à la fin (en théorie, hein, j’en saurai plus dans un mois…) ; si tu choisis d’accoucher à la maison, c’est une sage-femme à partir du début du travail (enfin, quand ça devient sérieux), et une deuxième en cours de route.

    Emma > ce sur quoi je m’interroge, c’est sur le coût comparé des frais de grossesse en France et en GB. Car à ma connaissance, les gemmes enceintes en France ne paient rien non plus, si ? Pour le coup, je sais que le « manque » de suivi peut perturber, mais je ne trouve pas que l’absence de rendez-vous les trois premiers mois soit très problématique, vu qu’il ne se passe pas grand chose de toute façon, et que le risque de fausse couche précoce est élevé à ce moment là. Quant à la troisièmé écho, au début aussi j’ai été déçue, mais je ne sais plus qui disait ici-même dans les commentaires qu’elle ne servait à pas grand chose. J’ai pas trouvé que c’était tellement la lose que ça, mais cela dit, je ne vis pas au Nord des Hébrides et j’ai plein d’hôpitaux à proximité !

  15. Emma 16 décembre 12 à 2:56

    C’est vrai mais peut être que le trou du NHS n’est pas aussi gros que celui de la sécu du coup 😀 Pour le suivi peut être que je suis trop flippée je ne sais pas. Mais c’est vrai que par exemple j’aurais bien aimé avoir une écho de datation et un dosage des HCG au début. Je me demande bien d’ailleurs comment ils font en cas de « sac vide » ou autre. Je suis à presque 2 mois et la SF ne m’a toujours pas contactée… Je dois être trop habituée au système médical français, dont je suis très fière anyway. Je ne suis pas une très grande fan du système anglo-saxon je dois bien le reconnaitre. Pour la 3ème écho son utilité est avérée, notamment en ce qui concerne certains organes qui peuvent développer des pathologies après la seconde échographie. Le médecin qui me suit en France était d’ailleurs très surpris du peu de suivi en UK.

  16. Siboneyy 17 décembre 12 à 4:38

    C’est vrai qu’au tout début, j’étais un peu paumée : je regardais comment ça se passe en France, et du coup, j’ai cherché à avoir un RV pour le dosage des HCG, etc., ce qui a totalement interloqué mes interlocuteurs (oh, tiens, c’est joli ça). Ne t’attends pas trop à être contactée – le cabinet médical m’avait filé quelques papiers avec le numéro de téléphone du centre de sage-femmes qui gère tout ça, je les ai appelés, ils m’ont fixé un premier rv autour de 12 semaines je crois – mais ça varie peut-être d’un council à l’autre ?
    Je crois que la première écho de datation arrive plus ou moins au même moment, en Ecosse et en France, mais je connais quelques nanas suivies par des cabinets privés qui en ont eu une plus tôt, en effet.

    Après… je me rends compte que chacune réagit vraiment différemment. J’aime vraiment bien ce suivi « à la cool » et je suis très satifaite du peu de soins reçus : le côté très démédicalisé / dédramatisé me plait vraiment, et même si des impératifs économiques entrent sans doute en ligne de compte, je trouve que c’est assez sain de ne pas en faire des tonnes sur la grossesse. MAIS… je réagis aussi comme ça parce que 1/ je n’ai rien connu d’autre, en France (si j’avais déjà un môme, je pense que la cool attitude ici me flipperait totalement), 2/ je suis généralement pas très fan du suivi médicale intense (désolée, vous membres de ma famille qui êtes dans la santé, pas tapper !), 3/ ma grossesse n’a à aucun moment posé de souci (je réagirais totalement différemment si c’était plus compliqué) 4/ je suis sans doute un peu inconsciente :D.

    Et alors du coup, tu es rentrée en France pour être suivie, tu fais des aller-retours, ça se passe comment ? (tu n’es pas tentée par l’accouchement au naturel, les pieds dans la tourbe, bravant les éléments déchaînés des Hébrides ? Ca serait plutôt classe, quand même !)

  17. Emma 17 décembre 12 à 5:00

    Interlocuteur ! haha oui, c’était magnifique ! C’est cool que tu le prennes comme ça, c’est vrai que la grossesse n’est pas une maladie après tout. Ma « grossesse » (désolée, je n’arrive pas l’appeler bibou ou autre, cf ton post sur les nomenclatures doctissimo haha) était une surprise. Du coup j’imagine que cela participe à mon sentiment de « paumitude » totale. Donc ma grossesse je l’organise un peu comme je peux… A coup d’allers retour sur Paris et Glasgow. Pour répondre à ta question qui m’a bien fait marrer -au passage-, je pensais plutôt à me faire accoucher par un véto, étant donné qu’il y en a plus que de médecins sur l’île ! Dans la tourbe et avec les moutons, plus proche de la nature ! Tu as prévu quoi toi ? Piscine ou jambes écartées ? (Glamouuuuuuur l’accouchement). Ha ! j’avais une petite question aussi. Est ce que tu sais comment cela se passe pour la déclaration de naissance ? Ma moitié étant un Ecossais je suis un peu perdue.

  18. Siboneyy 17 décembre 12 à 5:33

    Le véto, option très sûre ! Ils savent accoucher des brebis et des jument, moi je dis, ça peut pas être plus dur qu’un humain, et en plus, l’humain comprend ce qu’on lui dit ! Tiens, c’est un truc qu’ils devraient développer dans les cursus, pour les vetos des coins paumés, « vétérinaire option vélage humain ». L’hôpital le plus proche de chez toi c’est où ? Parce que je réfléchis vite fait et je me dis… y a plus proche qu’Inverness ? Ullapool ?
    Moi je le ferai au feeling le jour J, je crois. J’ai demandé un accouchement très rapide, sans aucune douleur, avec un bébé rose, frais et souriant, et l’assurance d’avoir un teint reposé et une belle mise en pli à la fin sur les photos, mais c’était apparemment pas possible, hélas. Du coup, je ferai, eh bien… de mon mieux ? en essayant de rester mobile, en criant très fort et en jurant en français, et en décidant au fur et à mesure des options offertes…

    Quant à la déclaration, tout est là en ce qui concerne l’Ecosse : http://www.gro-scotland.gov.uk/regscot/registering-a-birth.html
    En gros, tu dois te rendre au registrar office le plus proche de chez toi, sous 21 jours (et ça, c’est COOL). Le père peut s’occuper de la déclaration, mais si t’es pas mariée, vous devez signer tous les deux – je crois qu’il y a moyen que tu signes un papier et n’aies pas à te déplacer mais c’est à confirmer. Y a pas dix mille papiers à fournir, juste le certificat donné par l’hôpital – mais je suis sûre qu’à ce moment là, on te donnera toutes les infos nécessaires ! Ah et aussi : si tu veux rien payer, tu auras que le short certificate, il te faut le full certificate pour faire valider la naissance côté français.
    Côté français (j’étale mon savoir parce que je viens, ce matin-même, de vérifier ce que je devais faire à ce sujet !), il faut aller au consulat ou leur écrire, pour obtenir une transcription du birth certificate dans leurs registres. Ca remplace la déclaration de naissance française, y a pas de limite de date. C’est détaillé là : http://ambafrance-uk.org/La-transcription-des-actes-d-etat
    Y a plein de trucs à fournir, plein de paperasse à la française 😀 On te renvoie le tout après, si t’as pas pu te déplacer, ce qui est chiant c’est qu’il faut joindre des originaux…

  19. Siboneyy 20 décembre 12 à 2:47

    Ps : désolée, je pensais avoir posté ça y a une éternité, mais WordPress a décidé qu’il fallait que je m’auto-valide, et je viens seulement de le constater… Toujours à la pointe de la technologie, c’est moi.

  20. Siboneyy 20 décembre 12 à 3:02

    Ohlàlà, c’est le deuxième commentaire que j’ai « zappé » cette semaine, depuis quand je dois approuver mes commentateurs moi ? Bon je suppose que pseudo bizarre + commentaire très long = suspicion suspicion, serais-tu un vilain spammeur tentant de vendre en ce lieu du viagra, hein?
    Bref. Te voilà validé !

    (Très joli avatar lapin, au passage).

    Oui, les pressions existent des deux côtés et les deux camps se montent le bourrichon sans écouter ce que dit l’autre et sans se souvenir d’une chose importante : chacun fait ce qu’il veut (et peut) (merde !) (je jure, tiens, je trouve que ça ponctue mieux mon opinion !).

    Tu as raison, une fois enceinte, tu deviens un peu l’objet de remarques et de conseils que tu n’as pas demandés (même si, de mon côté, j’ai été gâtée de ce côté là, je n’ai pas du tout à me plaindre, personne ne m’a embêtée – conseillée – critiquée, etc.), alors qu’au fond l’essentiel est de 1- faire comme tu le sens sans culpabiliser parce que tu ne fais pas « comme tout le monde », 2- faire avec du bon sens et un peu de jugeotte parce que bon, faut pas non plus nuire au bébé, 3- pas te prendre la tête et faire aller parce que de toute façon, si tu veux suivre les avis des autres, tu vas te paumer dans les 35000 possibilités (je ne sais plus qui me disait qu’entre son premier et son deuxième enfant, les recommandations sur le sevrage avaient changé du tout au tout… quant à ma mère, on lui a dit de me faire dormir sur le ventre – pour encourager le bébé à se redresser et se muscler -, de faire dormir mon petit frère sur le côté – essaie de faire tenir un bébé sur le côté, pour voir -, et ma soeur sur le dos. Le tout sur une période de six ans. Tu t’y retrouves comment, alors ???).
    D’où ma tactique : m’en tenir aux recommandations médicales généralistes, à la logique, et ne pas acheter de guide de puériculture tant que je gère à peu près (en gros : il mange, le docteur dit qu’il va bien, il a une couche propre, il rigole, il dort dans un bon lit au chaud ? Eh ben ça va). (On en reparle dans deux mois, quand j’aurais expérimenté la chose en vrai, hein… là, j’en serais peut-être réduite à allumer des cierges à Sainte Françoise Dolto ?).

  21. Emma 28 décembre 12 à 5:19

    Haaaaaargh, noël a fait foirer ma réactivité ! Un big merci pour le lien. Je me doutais bien que côté français il allait falloir fournir 10 kilomètres d’altitude de papiers. Purin de pays !
    Sinon l’hôpital le plus proche est à une heure de la maison, à Stornoway. 4 chambres de mater, ça te donne une idée du taux de naissances sur l’île. Non non vraiment, le véto avec option vagin et une peu de paille c’est vraiment une bonne idée. Comme toi j’ai commandé une mise en plis impeccable et un ventre plat direct après l’accouchement, avec un bébé parfait bien évidement…
    Ha ben merde ma bonne dame, noël c’est passé ! Sinon tu peux faire comme les écossaises et sortir ton fer à lisser une demie heure après avoir pondu. Elles m’étonneront toujours.

  22. Siboneyy 29 décembre 12 à 3:32

    Moué, une heure… c’est jouable, si tu te cognes 36h de travail, large même !
    Après si tu es en mode ‘je l’ai mis au monde en 3h chrono et j’ai rien senti -et je suis restée belle et fraiche comme une fleur' », c’est plus tendu.
    Et accoucher sur un ferry, ce serait pas la classe quand même ?

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