Oies à bec court et pattes roses

Je parlais d’oies sauvages, dans un de mes précédents articles… vous pensez bien que vous n’alliez pas y couper.

Voyez-vous, pendant que vous avez encore chaud en France, et que beaucoup d’entre vous sont sous la pluie depuis un moment, pour une fois, par un juste retour des choses, nous avons un soleil parfait et un ciel bleu sans tache depuis près de deux semaines. Y a quand même une justice  dans ce bas monde ma bonne dame. Du coup, on en profite. Comme dit Béatrice de Montmirail, « c’est l’occasion d’une belle bâlâde ».

Au lieu de débuter nos samedis et dimanche directement dans le grenier à poser du placo et faire des bandes de plâtre (oui, nous avons toujours une vie extrêmement dingue, comme vous pouvez le constater) en nous grouillant avant l’arrivée du bébé (je préciser que nous ne comptons pas loger cet enfant dans le grenier, la rénovation de ce dernier est simplement une étape importante dans le redéploiement de l’espace occupable de cette maison, précisément dans le cadre de l’arrivée d’un troisième occupant), nous essayons de profiter des couleurs automnales des Pentlands (et de me faire faire de l’exercice, il faut le bouger un peu ce bide, avant qu’il ne soit trop tard et que je ne sois capable que de me trainer comme un béluga échoué).

Direction West Water Reservoir, le weekend dernier. Admirez ce ciel bleu. ADMIREZ !
Ce n’est pas ledit réservoir ci-dessus, juste une vulgaire mare. Le réservoir est plus grand, avec un bon gros barrage béton pas trop moche car bien paysagé heureusement. Il est à environ 25km au sud d’Edimbourg, et il fait partie de cette collection de réservoirs qui alimentent la ville en eau potable. Surtout, il est fameux pour abriter chaque hiver une colonie d’oies à bec court (oies à pattes roses en anglais, quand même vachement plus sympa comme nom) venues d’Islande ou du Groënland (détail supplémentaire pour les amis des kikis : il y a aussi des oies à pattes courtes et bec rose qui viennent de Svalbard, mais qui hivernent elles aux Pays-Bas et en Belgique, allez savoir pourquoi).

Ci-dessus, une vue de paparazzi sur la colonie en cours de constitution. Josiane l’oie et Brigitte l’oie sont en train de se raconter les derniers ragots de Reikjavik et disent du mal de cette grosse dinde de Monique. Il parait qu’en plus, l’oie à bec à pattes et courtes roses est un peu garce et tend à attaquer tout oiseau d’une autre espèce s’approchant trop. Pas cool l’oie ; en même temps, demandez à mon frère qui s’est fait bécqueter les mollets par une oie (domestique) quand il était gamin si c’est SYMPA une oie, mais à pattes oranges et bec normal.

Mine de rien, blague à part et trève de blabla, c’était assez fascinant cette balade. Sept vols d’oies sont arrivés au réservoir et se sont posés dans la petite heure que nous y avons passé. C’est assez impressionnant, cette nuée de piafs qui arrive en jacquetant. Il faut savoir que rien ne m’emplit autant de joie que les bruits de vols d’oies au dessus de la maison au petit matin, à cette saison (à part peut-être les bêlements des moutons ?) (oui, j’ai des goûts simples et ruraux).

Je vous aurai bien collé la vidéo assez merveilleuse et expérimentale que j’ai faite (taches floues et noires sur fond bleu avec bruit indistinct) mais wordpress ne veut pas, quel dommage hein !

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