Retour en fanfare

Tadah ! Me revoilà, plus drôle, plus belle, plus mariée que jamais !

J’avoue me sentir un peu perplexe devant mon clavier, après trois semaines à faire maigre car trop occupée par ma vie non virtuelle… Toutes les bonnes choses ont une fin, hélas, et la rentrée approche à grands pas (et j’ai envie d’y retourner comme de manger une brique, si vous voulez tout savoir), aussi me semble t-il utile de remettre ce blog un peu à flot.

Bon, je vous la fait rapide, hein, vous avez à peu près suivi, donc voilà, je me suis mariée, j’ai été à la plage, j’ai marché dans la pluie et avec mes copains les midges, j’ai construit une terrasse en bois avec mes petites mains et Le Mari, et j’ai bu de la bière. En gros. Je reviendrai peut-être sur nos aventures highlandesques, à l’occasion, mais pour l’heure, je tiens à pousser un cri. Un coup de gueule. Une beuglante.

J’ai rencontré, hier, le côté obscur de l’Écosse. J’ai vu sa face sombre. J’ai rencontré son père Fouettard. J’ai rencontré le chauffeur de la ligne de bus 62A. Laissez-moi vous narrer cette croustillante anecdote.

J’étais hier soir de sortie avec Le Mari et un ami, afin d’assister à un concert dans un bar ; le groupe était The Besnard Lakes, si vous voulez savoir, et j’ai bu de l’Affligem et de la Best. Suite à cette petite représentation musicale fort enthousiasmante au demeurant, Le Mari, l’Ami et moi-même nous sommes mis en quête d’un bus pour retourner à Pénicouique. Attendant ledit bus qui tardait à arriver, nous nous en fûmes acheter de quoi absorber le trop plein de liquide qui clapotait dans nos estomacs ; je me retrouvais donc avec un spicy veggie pie, un genre de grosse tourte fourrée de trucs chauds et délicieux, qui me fit un instant toucher le 7e ciel.
Arriva sur ces entrefaits le bus susmentionné. Nous nous empressâmes de grimper et de payer, pressés que nous étions de regagner le chaud logis familial. Et voilà que soudain, l’âme noire du chauffeur se révéla à nos esprits ébahis. Il refusa que notre nourriture ne nous accompagne à bord, se référant au règlement de sa compagnie.

« -Fort bien l’ami, répliqua Le Mari d’un ton conciliant, nous allons derechef les glisser dans nos besaces, et les finirons une fois arrivés à bon port ».

L’homme refusa catégoriquement. Pas de nourriture DU TOUT à bord de son véhicule.

« – Allons donc, grogna Le Mari s’énervant – car l’on ne prive pas Le Mari impunément de son spicy veggie pie-, cela ne causera aucun tort si nous n’y touchons qu’à notre sortie de votre autocar ».

L’homme resta inébranlable. Que faire ? Sortir du bus ? Mais nous avions payé, l’argent n’était pas retournable, et il nous paraissait peu agréable d’attendre le prochain passage. Enfourner goûlument le reste de notre repas en un temps record ? Inutile d’y penser, le vil chauffeur ne nous attendrait pas. J’envisageai de jeter le reste de mon veggie pie dans la poubelle la plus proche… qui demeura introuvable. Point de poubelle à des mètres à la ronde. L’homme s’impatientait.

Et là, l’acte le plus atroce de ma jeune vie s’accomplit : Le Mari et moi-même dûmes nous résigner à JETER NOS VEGGIE PIES DANS LE CANIVEAU ! Comme des moins que rien, des sales. Je garderai du geste de la honte une souillure éternelle. Que soit maudit, maudit le chauffeur de la ligne 62A (qui en plus, contrairement à la ligne 62, fait un putain de détour par Rosslyn avant d’arriver à Pénicouique, ce qui est pas cool du tout quand tu as très très envie de faire pipi – pardon d’être si prosaïque) !

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4 réponses à “Retour en fanfare

  1. Pierre 18 août 10 à 9:54

    Oui mais… est-ce que vous avez pu monter à l’étage du bus quand même ? (Je comprends pas qu’on n’adopte pas les mêmes modèles de bus en France, je les trouve trop fun :D)

    Sinon, j’ai envie de dire, hm. Non je ne le dirai pas, après tout les végétariens sont nos amis 😉

  2. Nicolas 18 août 10 à 11:52

    Tout ça c’est pour te punir t’avoir confondu les amis qui t’accompagnaient dans les highlands avec les midges.

  3. Nicolas 18 août 10 à 11:55

    (et il fallait penser à l’argument : « et comment vous faites avec les gens qui viennent de faire leurs courses à Tesco et veulent rentrer chez eux » ? Montre à ton homme que la France est un pays de chieur et qu’on traumatise toute l’Europe avec une syllabe : PAC.)

  4. Siboneyy 20 août 10 à 11:28

    Pierre > Nan, ce bus là, c’était un bus SANS ETAGE ! Un bus de merde quoi. Ils sont rares, mais y en a.
    Nico > Pas con. Pour avoir testé, ils te laissent monter avec tes sacs Tesco. Qu’est-ce qui m’empêcherait alors d’ouvrir un paquet de chips ? Damn, tu es très fort, français.

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