Wonderwoman

Va falloir me croire sur parole sur ce coup-là, les cocos, parce que je n’ai aucune photo pour corroborer mes dires, mais vous me connaissez, je parle d’or.

Il m’est arrivé le truc le plus dingue qui pouvait m’arriver, samedi dernier, alors que je folâtrais paisiblement avec l’Homme dans les prairies humides vertes des Pentland. Nous avions prévu d’aller pique-niquer près d’un réservoir qui se trouve à une petite heure de marche de notre home sweet home, et nous marchions d’un bon pas, pressés d’arriver pour déguster nos délicieux sandwich au cheddar et à la roquette (on ne rit pas, dans le fond). Autour de nous, l’air était humide frais, l’herbe verte, le vent glacial revigorant, et les moutons fort occupés.

(Aparté afin de comprendre la dinguerie de cette histoire : je suis folle amoureuse des moutons. Je les vénère, je les adore, c’est trop mignon, j’ai des étoiles dans les yeux quand je vois un agneau qui gambade, je fait « oooooh » quand il tête, et l’Homme se morfond de me voir ainsi régresser pour un animal qu’il juge somme toute peu digne d’intérêt – surtout qu’il n’en mange pas, sinon il ne ferait pas le blasé comme ça).

Or voilà que nous arrivons près d’une cattle grid, au détour d’un détour (oui, c’est possible). Pour ceux qui ne savent pas, une cattle grid, c’est ça :

Une simple grille de métal pour empêcher les joyeux ovins de quitter le domaine familial. Et là, donc, au détour de ce détour, que ne virent nos yeux ébahis autant qu’attristés ??? Un petit agneau tout mignon, blanc à tête noir, le corps en équilibre sur les grilles, les pattes dans le vide (étoiles dans les yeux, sourire ému, air niais).

Ni une ni deux, j’ai bondi à la rescousse du pauvre petit animal bloqué dans cette peu agréable position. Je dois dire, et je suis sérieuse, que je craignais que la bestiole se soit cassé une patte au passage – c’est fragile, il parait – et j’y suis donc allée mollo, mais non : une fois reposé par terre, le meugneau est parti en gambadant rejoindre celle qui, je suppose était sa môman. C’est dingue, un agneau  : c’est tout doux et frisé, tout chaud, ça ne sent pas mauvais, et ça a le coeur qui bas à deux cent à l’heure.

J’ai sauvé un animal. La SPA, la PETA, Brigitte Bardot ne sont RIEN, je suis la sauveuse de beîtes. Je suis grande. J’ai gagné un bout de paradis samedi dernier (avec les amis de la ferme).

 

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3 réponses à “Wonderwoman

  1. Mandragore 17 mai 10 à 11:23

    C’est bon, t’es sélectionnée pour la ferme des célébrités!

    ><

  2. Artémise 19 mai 10 à 2:02

    Des grilles comme ça, j’en ai vu toute mon enfance dans les alpes, mais j’ai jamais sauvé de petit agneau cromeugnon. Y’avait que des vaches.

    Dans les Alpes, en plus, les vaches sont moches, grosses et méchantes avec ça. Autant d’éléments qui ne donnent pas envie de les sauver…

  3. Siboneyy 19 mai 10 à 2:06

    Mandragore > oué, je sais, ça sent un peu la campagne, ce blog…

    Artémise > j’ai plutôt peur des vaches. Un mouton qui te charge, ça va, je pense que c’est gérable. Une vache, par contre, je suis beaucoup moins sereine.

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