Day 1, part 1- Penicuik, Oban, Castle Duart

Reprenons depuis le début et en détails.

C’est dans une ravissante petite Ford « Ocus » (ayant manifestement perdu son F en cours de route) bleue chargée à mort que l’Homme et moi avons quitté Penicuik aux aurores en faisant cap vers le Nord-Ouest (une mauvaise idée en général, en Ecosse, mais bon). La météo était formelle : pluie vendredi, pluie torrentielle samedi, pluie dimanche. Chouette me disais-je, on va goûter du bon gros temps écossais, je commençais justement à en avoir marre de ce beau temps persistant depuis mon arrivée.

La route entre Penicuik et Oban est plutôt sympathique. Une fois Stirling dépassé, on se retrouve dans la pampa, avec des collines puis de franches montagnes, des lochs partout, au moins autant que des moutons (et des agneaux, donc, vous avez pas fini d’en entendre parler). Oban (An-t-oban en gaélique) est une sympathique bourgade de 12 000 habitants, un petit port tranquille où on distille le whisky et surnommé « La porte des îles », vu que c’est de là que partent la plupart des ferrys vers toutes les îles.

Comme je le disais, niveau climat, ça partait mal.

Comme je le disais, niveau climat, ça partait mal.

Nous voilà donc partis, avec la Ocus dans le ventre du ferry et nous sur le pont, à nous geler les arpions sous une petite pluie bien cinglante et mesquine (« pourquoi alors rester sur le pont? » vous entends-je dire… ben parce que si je prends le bateau je vais pas manquer le coup des embruns, des vagues, des mouettes comme celle en photo dans la note précédente, et tout et tout). Il fait froid, il fait humide, il y a le ciel, pas de soleil et la mer, et les montagnes, les montagnes ! Ah, et puis le phare, aussi – ça met l’Homme dans tous ses états les phares, on a je ne sais combien de bouquins là-dessus à la maison; bref.

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Nous débarquons, après 45 minutes de voyage (oui rappelez-vous la carte : Mull, c’est pas loin du mainland) à Craignure (Creag an Iubhair), patelin sans intérêt de 70 habitants (on a cherché. A part le ferry, des toilettes publiques et un magasin, y a rien) dans lequel nous ne nous attardons pas. Nous avons mieux à faire, à deux ou trois miles de là, à Duart Castle

Alors là on le voit pas mais y a la mer tout autour sauf à gauche. Ca crache, je vous dis que ça !

Alors là on le voit pas mais y a la mer tout autour sauf à gauche. Ca crache, je vous dis que ça !

Alors le Duart castle en question, vous voyez, il a d’abord été construit au XIIIe siècle, et c’est depuis toujours le siège du clan MacLean. Je dis toujours parce qu’aujourd’hui encore, les MacLean viennent à la belle saison dans leur demeure de Mull. Papa, maman, les gamins, les petits enfants (j’ai fait le tour de la question, il y a des portraits de la famille PARTOUT… j’aimerais ça moi, des photos de moi bébé à poil, moi gamine avec des couettes et les genoux cagneux, moi en ado ingrate, etc. Ben là, si. Ils ont beau être lords et tout, eh ben ils ont des têtes de sales gosses moi je vous dis. Non en vrai c’est des têtes blondes mignonnes avec un kilt ou un uniforme, trop choux, pis bon ils s’appellent Fergus ou Angus c’est quand même CLASSE), tout ce petit monde vient pêcher, se peler dans les murs glacials du château dont la moitié est ouverte aux touristes. Mais revenons à nos moutons (et agneaux. Bam).

Il s’est passé plein de choses dans ce coin. Genre, un naufrage d’espagnols littéralement au pied du château. Autant vous dire qu’ils ont vite tâté des geôles sordides, ces vilains. Aujourd’hui, une équipe de plongeurs archéologues râtisse la zone, il y a plein de photos et d’exemples de leurs découvertes, c’est très choupi. On n’échappe pas non plus à la « reconstitution » telle que l’aiment les anglais, avec des mannequins dans leur « environnement » du début du 20e siècle, date à laquelle le château a retrouvé un second souffle après des siècles de délabrement, grâce aux travaux entrepris par Fitzroy Donald MacLean (rhaa quand je vous dis que c’était classe ! Si on avait pas déjà décidé d’appeler notre premier rejeton Severus, on en ferait bien un petit Fitzroy tiens).

Ah, et puis deux petites anecdotes. D’abord, celle du Lady’s Rock. Un des proprios des lieux, en une époque reculée et sauvage (i.e. le Moyen-Âge) ayant épousé une damoiselle des mainlands, celle-ci ne pouvant lui donner d’enfant, il décida de l’abandonner entre Mull et la terre, sur un caillou. Histoire de la noyer.

Quelque part au milieu de là. Pas chaud en plus.

Quelque part au milieu de là. Pas chaud en plus.

Sauf qu’elle fut ramenée à sa famille par un brave pêcheur. Le vilain lord feignit d’avoir perdu sa femme lors d’un naufrage et proposa au beau-père de venir célébrer une messe à la mémoire de la pauvre, laquelle lui fit bien la nique lorsqu’il arriva et la trouva assise en train de se faire une côtelette. Je ne sais plus quelles péripéties survinrent, je crois qu’il fut épargné, provisoirement seulement, parce que des années plus tard, le frère de l’abandonnée trucida le mari peu aimable pour se venger. Un genre de « souviens-toi du vase de Soissons » à l’écossaise. Toujours est-il qu’aujourd’hui, on vous montre trois ou quatre potentiels « Lady’s rocks ». C’est comme les bouts de la vraie croix, y en a plein.

Autre anecdote, pour les initiés… le château sert de repaire à Buffy Summers dans la première moitié de la saison 8 de Buffy contre les vampires. J’ai pas de photos hélas, pensez, ça m’aurait égayée pour des lustres.

Bon, il se fait tard ici, demain je travaille, j’ai encore une moitié de journée ET deux journées entières à vous raconter… on n’est pas sortis mes amis ! La suite demain, si tout va bien. Bonne nuit.

PS : une photo pour Camille.

PS : une photo pour Camille.

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7 réponses à “Day 1, part 1- Penicuik, Oban, Castle Duart

  1. Pierre 16 avril 09 à 1:19

    Buffyyyyyyy !
    Comme quoi quand on veut on peut donner des infos intéressantes 😛
    En tous cas c’est vrai que ça a l’air joli,cette île.

    Pour le reste, j’aime pas Fergus et Angus, ça fait trop gamin malpropre qui joue au football dans la rue à mon goût.

  2. maman 16 avril 09 à 6:23

    Sèverus, vous êtes surs ?
    Je vais croiser les doigts pour que ce soit une fille…

  3. papa 16 avril 09 à 6:49

    Rogue comme deuxième prénom ?

  4. Siboneyy 16 avril 09 à 10:57

    Pierre > Oui je savais que des gens de lettres pourraient comprendre une référence aussi pointue 😀

    maman / papa > Oui, Severus. Severina si c’est une fille (parce que Bellatrix ça fait prétentieux). Et pas de deuxième prénom, on est des gens simples !

  5. Isaac N. 17 avril 09 à 11:29

    Mon dieu, Buffy a un nom de famille !

    Sinon, non moi je trouve pas ça prétentieux Bellatrix.

  6. Siboneyy 17 avril 09 à 1:10

    Isaac > eeet oui, Buffy a un nom. Ca te revolutionne hein ? Bon ben je prends Severus et tu prends Bellatrix.
    J’avais pense a Ragnacaire et Ermengarde pendant un temps mais ca passe moyen en anglais.

  7. camille 17 avril 09 à 8:36

    Oooooh, le joli petit mouton. Oooooh, la jolie côtelette !

    Quant à moi, je cache les idées de prénoms que je réserve à notre progéniture à venir, car vous allez vous moquer de moi en me traitant de vilaine catho tradi. Ce qui n’est qu’à moitié vrai :p

    Cela dit, j’aime bien Bellatrix. Je ne sais plus qui m’a raconté qu’à la maternité, sa voisine de chambre avait donné le jour à une petite Nymphadora. Là, c’est quand même gonflé.

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