Les mysteres vestimentaires

Je n’ai pas l’ambition de me lancer dans une série de notes sur la mode locale, d’abord parce que je n’en ai pas les moyens (malgré mes efforts pour comprendre la mode, je reste une fashionista de pacotille), ensuite parce qu’il y a des tas de blogs très bien faits pour ca, ensuite parce que je sais que tout ce qui vous intéresse, c’est les notes qui causent de bouffe – mais varions un peu les plaisirs voulez-vous ?

Je reviendrai plus longuement, plus tard, sur les joies et mystères de la mode à l’anglo-saxonne – si tant est qu’il y ait un fil rouge, un schéma directeur. Pour l’heure, je voudrais simplement souligner un fait hallucinant, qui me laisse toujours un peu pantoise…

Les Ecossais ont une peau en téflon. Ce n’est pas nouveau, j’en parlais déjà je ne sais plus dans quelle note consacrée à mes pérégrinations dans les Highlands (et comme il est 16h30 et que j’ai une flemme pas croyable, je ne cherche pas ladite référence pour faire un lien, na, débrouillez-vous, d’ailleurs si vous ne voyez pas de quoi je cause c’est que vous ne lisez pas ce blog depuis le début et c’est MAL). Mais là où ca devient intéressant, c’est que cette particularité ne leur permet pas seulement d’être waterproof… non, elle leur permet aussi d’être coldproof (j’invente des mots si je veux).

Précisons. Moi, dans la vie, je suis pas très frileuse. Je vis très bien dans la maison alors qu’à 17 degrés, y en a qui seraient bleu et grelottant. Moi ca va. J’adore l’hiver, mais pas les fringues d’hiver, en laine qui gratte et t’engonce et te roulotte et te fait ressembler à un gros hot dog tout ficelé et pas à ton aise (alors qu’une petite robe, un t-shirt, hein, c’est teeeellement plus flatteur, mais je m’égare). Mais quand meme, malgré tout, l’Ecosse, en extérieur, et en février-mars, c’est pas bien chaud, et puis c’est vaguement humide. Pour prévenir toute rechute de rhume malencontreuse, je me suis équipée en circonstance : quelques pulls (en coton cela dit, faut pas déconner non plus, parce que la laine ca gratte etc. voir ma démonstration ci-dessus ), deux manteaux, des écharpes, des gants, un bonnet, des grosses chaussettes, etc. Parée. Et ca marche. Hormis au plus froid des jours de neige, je ne me suis pas sentie sur le point de mourir d’hypothermie. Je m’habitue même, et il m’arrive d’avoir CHAUD quand la température fleure les 19,5 degrés dans la maison.

Mais les écossais ne sont pas comme nous. Non. Eux, ils ont chaud au-dessus de 15. Parfois même de 14. Au premier rayon de soleil, il n’y a pas que les lunettes qui réapparaissent, mais aussi les t-shirts et les sandales. En mars. Et le nombre de collants chute de façon vertigineuse – en mars, l’Ecossaise adopte son accoutrement printanier donc : jupe courte, sandale, t-shirt. Avec tout de même, car il fait encore frisquet le matin, pensez, 6 degrés, un petit cardigan pour attendre le bus (il faut savoir se montrer raisonnable). C’est donc quotidiennement maintenant que je peux admirer la peau laiteuse des autochtones, tandis que je cache encore prudemment ma gambette (non épilée par ailleurs, ca explique aussi) sous un jean et un manteau. Et quand il m’arrive de le tomber (le manteau, hein, pas le jean), voire (soyons fous) de me mettre en t-shirt, en plein après-midi et en plein soleil, je suis encore disqualifiée : les garçons arrivent en bermuda et torse nu.

Je suis humiliée.

Publicités

5 réponses à “Les mysteres vestimentaires

  1. Chabichou l'Insomniaque 7 avril 09 à 7:03

    « alors qu’à 17 degrés, y en a qui seraient bleu et grelottant » : elle parle de moiiiiiiiii…. Snif.
    Par contre, le rapport avec la peau en teflon, c’est quoi ? O_o

  2. rootli 8 avril 09 à 1:40

    L’avantage avec les hémisphériens du sud, c’est que c’est l’inverse : au moindre nuage, ils ont froid, alors que je trouve que le strip-tease reste encore largement envisageable. Genre ils se mettent en jean, les fous. Par contre pour la peau de teflon je confirme : alors que la moindre tongue me garantit 10 ampoules sur chaque pied, que toutes leurs chaussures m’arrachent systématiquement la peau, ces irritants australiens supportent sans le moindre mal qui ses tongues en plastique pourries, qui ses hauts talons diablement élégants… pendant que je me débats avec mes baskets parce que sont les seules que je supporte encore.
    Et basket + jupe, c’est quand même un coup à casser notre réputation d’élégance !!!

  3. Mariette 8 avril 09 à 11:22

    Xa > Toi tu grelottes encore à 23 degrés alors… (oui je sais, parce que tu es des îles).

    Rootli > ahah, ça se travaille, la corne du pied, ça se travaille !

  4. Chabichou l'Insomniaque 9 avril 09 à 6:13

    Tu devrais refaire une note culinaire, t’aurais plus de commentaires.

  5. Siboneyy 13 avril 09 à 7:50

    Xa > Non ; je ne racolerai pas en parlant de nourriture.
    Pas avant la semaine prochaine en tous cas.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :