En l’air

(Je rédige cette note dans l’avion de la British Airways qui m’amène de Londres à Edimbourg. Nous avons poireauté vingt minutes à bord, à attendre cinq gugusses qui finalement devront sans doute prendre le prochain avion puisque le pilote a décidé, en fin de compte, que non, il n’attendait plus).

Là, présentement, je suis quelque part au-dessus de la perfide Albion, entre Londres et Edimbourg. D’après le petit écran au dessus de mon siège (ah ben oui, British Airways, c’est plus classe qu’EasyJet, la preuve, ici, on ne paye pas pour boire son café en poudre ou son Lipton Jaune – mieux, on vous amène gracieusement un plateau petit déj avec bacon, oeufs et saucisses ET trois champignons, le tout relativement comestible), nous sommes à 303, non, 302, non, 301 km de notre destination (Dieu que ça vole vite ces engins du diable), le temps est clair, la température extérieure de – 64°C et nous volons à une altitude de très haut à en juger par la taille des maisons (11 582 mètres dit l’écran que je crois bien volontiers).
A mesure que nous allons vers le Nord, curieusement, le temps se gâte et les nuages se regroupent – je ne vois même pas Manchester, ça craint. Par ailleurs ça brasse, et s’il y a bien une chose que je déteste, c’est quand tu as le sentiment que tu es dans un film catastrophe et que l’une des ailes va se détacher.

Bref, je vole, à destination de Penicuik, et à la veille de trois mois de stage longuement attendus, mais mal préparés ; je me suis souvenu seulement lundi dernier que je n’y allais pas pour faire du tourisme mais bien pour travailler, acheter des livres en français pour la bibliothèque nationale et leur organiser une petite expo. La motivation devrait me venir assez vite, je pense.

Durant ces trois mois, je vais essayer d’être régulière et de poster des nouvelles le plus souvent possible. Je ne vous supplierai pas, mais les commentaires et petits messages laissés çà et là me feront le plus grand plaisir – c’est pas parce que je pars au pays de l’Amour que je n’ai pas le coeur un peu gros, là maintenant.

Bon, nous voilà à 77 km de l’arrivée, on perd de l’altitude tellement vite qu’on croirait que c’est parce qu’on vient de perdre un réacteur, bientôt je verrai les Pentlands puis Edimbourg. Enfin non, je ne verrai rien vu qu’il y a une couche de nuages épaisse comme la couche de fainéantise de Xavier, mais bon.

Le petit signal qui dit que tu dois t’attacher sous peine d’être lancé sans parachute par la porte venant de s’allumer, je dois y aller.

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12 réponses à “En l’air

  1. Mandragore 30 janvier 09 à 8:13

    Même si on ne laisse pas forcément de commentaires, ça fait toujours autant plaisir de te lire et d’avoir un peu de tes nouvelles! Bon stage, profites-en à fond, bisous à toi et à ton écossais et, s’il te venait l’idée incongrue de faire un saut dans la capitale, tu sais où dormir…

  2. BS 31 janvier 09 à 4:03

    Attends : tu as INTERNET à bord de ton avion ???!
    Ah ben c’est autre chose que le triplan en toile et moteur de tondeuse à gazon que j’ai pris la dernière fois que j’y suis allée…

  3. Siboneyy 31 janvier 09 à 9:05

    > Mandragore : C’est vrai que je n’ai pas donné masse de nouvelles mais janvier a été complètement ingérable. Je te maile très vite, dis moi comment s’est passée la rentrée !

  4. Siboneyy 31 janvier 09 à 9:07

    >BS : Pffff, Internet à 11km d’altitude… On n’est pas dans le 5e élément non plus !
    NOn, j’ai écrit, puis posté la réponse dans la soirée…
    Nouvelle horrible : c’est définitif, toute commande chez Everyday Minterals se soldera par un don de 11 livres supplémentaires aux douanes ! Je me voyais profiter de ces mois d’abondance ou presque pour péter les scores chez EM, mais là, c’est pénible.

  5. pascal 31 janvier 09 à 9:35

    ça y est, tu vas enfin faire ce boulot tant attendu…de plus passer d’easyjet à british airways : quelle classe! tu t’habitues au luxe ! attention tu veillis!

  6. Siboneyy 31 janvier 09 à 11:50

    A vrai dire, si j’ai voyagé avec BA, c’est parce que je ne payais pas mon billet, pris en charge par l’école, hé hé…

  7. camille 3 février 09 à 11:33

    Mariette, je te souhait un bon stage.
    je ne te dis qu’une chose : réserve d’ores et déjà ton 24 octobre, tu es de mariage (le mien en l’occurence).

  8. Isaac N. 6 février 09 à 9:29

    Hum… d’accord, j’arrive un peu après la tempete et longtemps après l’atterrissage, mais tout cela ne me dit ce que c’est enfin que « Everyday Minterals »… C’est grave ?

  9. Siboneyy 7 février 09 à 11:55

    OH LALA ! Je ne parviens pas à croire qu’après tout ce temps passé à la côtoyer, Sofy ne t’aie pas encore brieffée sur les vertus du maquillage mineral…

  10. Isaac N. 8 février 09 à 5:12

    Ah si complètement elle a. J’ignorais juste que ça s’appelait comme ça. Et comme j’ai pas une once d’imagination, j’ai pas fait le rapprochement…

  11. BS 10 février 09 à 12:17

    Bien sûr que si, j’ai, quoi tu crois.
    Bon, cela dit, je n’ai pas fait le kidnapping publicitaire que je fais d’habitude, je crois.
    Mais si tu le veux, mon cher Isaac, c’est quand tu veux sans aucun problème ^^
    (tu verras, leurs ombres à paupières sont sublimes ; parle de Silver Spoon à Pussy, tiens.)

  12. Siboneyy 11 février 09 à 12:39

    Je confirme, je confirme !!!

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