Walking the West Highland Way (day 5)

Starálfur, Sigur Rós

Après avoir craint de devoir finir la rando en chaise roulante (pas bien commode, sur les cailloux et dans les montées), c’est d’un pied presque allègre que je me suis levée le jour suivant, sensation accentuée par une nuit enfin vraiment reposante – car, à Tyndrum, nous avons opté pour le petit chalet pour quatre personnes, avec, luxe !, du chauffage et un vrai lit.

Du coup, j’en oublie presque que je suis sédatée comme un vieux cheval de labour à qui l’on fait prendre des remèdes qui te tueraient une mule en moins d’une heure. Par chance, la journée n’est pas des plus difficiles : le chemin qui va de Tyndrum à Bridge of Orchy est agréable et plutôt facile, et nous permet de longer le superbe Ben Dorain, très classe tout seul au milieu de sa vallée (je ne vous en recolle pas une photo, c’est celui qui se trouve à la fin de la note précédente, suivez, un peu !). Quant au déjeuner, nous le prenons carrément à côté dudit bridge de Bridge of Orchy (qui donne son nom à un patelin d’environ trois maisons, mais avec une gare et une poste, tout de même).

Le bridge.

Le bridge.

La gare.

La gare.

Suit une ascension plutôt agréable le long d’un sentier caillouteux, au sommet duquel nous attend une vue imprenable sur les montagnes alentours et, en contrebas, sur le Loch Tulla, sur les berges duquel nous avons prévu de planter notre tente.

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Une fois redescendus, et une fois la pinte de fin de journée bue (en y réfléchissant bien, il y en a eu peu, des pintes, sur ce trajet… dommage !), nous errons une bonne heure le long des rives d’une rivière se jetant dans le loch, afin de trouver un carré d’herbe qui ne soit pas un simple revêtement pour flaque boueuse : l’endroit n’est qu’un vaste marécage. L’Ecosse n’étant pas pays de compromis, nous trouvons un endroit sec et, par conséquent, fort pierreux. Le plantage de tente n’ayant plus de secret pour nous, c’est presque les doigts dans le nez que nous faisons slalomer les sardines entre deux caillasses maudites, avant d’aller prendre un bain de la victoire.

Car OUI, ami lecteur, il ne sera pas dit que nous avons traversé ce pays imprégné d’eau jusqu’à la moelle sans tremper autre chose qu’un simple orteil frigorifié dans une eau faisant passer les glaçons groenlandais pour de la soupe tiède. La preuve en image.

Mieux qu'Emmanuelle Béart dans Elle. Sans dec, là, l'eau, elle est à dix degrés.

Mieux qu'Emmanuelle Béart dans Elle. Sans dec', l'eau, là, elle est à 10 degrés. Ça réveille sévère.

N’allez pas croire qu’un bain aussi ravigotant te redonne de l’énergie pour repartir direct à l’assaut de la montagne suivante. Malgré le feu à nouveau allumé par notre boy scout et ce, en plein vent (chapeau, à nouveau), l’endroit est quelque peu inhospitalier. Vent donc (allez faire bouillir de l’eau pour le thé dans ces conditions…) froid, auxquels se conjuguent la fatigue de la journée et la quasi-certitude que le réveil sera dur (bah tiens ! camper entre un loch – id est, d’une grooooosse étendue d’eau pas très vive – et un gros marécage, quelle bonne idée ! Autant amener un agneau évanoui à un tigre à jeun) pour cause de midges, nous nous réfugions très tôt dans la chaleur de nos tentes (à 8h30, pour ceux qui croiraient que j’exagère encore).

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