Walking the West Highland Way (day 4)

On the road again, Willie Nelson

Imaginez le sentiment de colère, d’humiliation et de rage que l’on peut éprouver lorsque l’on constate que deux jours de rando pas méchante ont suffi à faire de votre tendon d’Achille gauche un territoire de souffrance ; lorsque l’on se rend compte qu’il est impossible de poursuivre ainsi, alors que vos petits camarades frétillent d’enthousiasme ; que vous êtes nulle et archinulle.

Le quatrième jour a donc été un peu particulier. Tandis que la joyeuse confrérie du WHW avalait la vingtaine de kilomètres reliant Inverarnan à Tyndrum, voyant des choses telles que ceci :

Un coin de ciel bleu s'est dissimulé dans cette image... retrouve le !

… et affrontant un climat décidément hostile…

En vertu du droit à l'image, le sujet de cette photo pourrait exiger le retrait. En même temps, on ne voit pas qui c'est.

En vertu du droit à l'image, le sujet de cette photo pourrait exiger le retrait. En même temps, on ne voit pas qui c'est...

… moi, j’ai pris le bus. Super, hein ? Mais c’est bien le seul et unique moyen de se rendre chez le médecin le plus proche d’Inverarnan. A 70 kilomètres, donc. Ironie du sort, ce bus m’a menée à Fort William, point de chute final de cette randonnée. Rage, rage, rage de voir tous ces paysages sublimes qui risquaient de me passer sous le nez…! Dieu merci, le petit interne de l’hôpital qui m’accueillit avec le sourire, après à peine cinq minutes d’attente (aaah ben ça, les urgences dans le nord de l’Ecosse, hein…), m’a rassurée. Oui, l’échauffement du tendon, ça fait mal ; non, à part ne pas marcher et se reposer, on ne peut rien y faire ; non, marcher là-dessus n’est pas dangereux ; oui, se bourrer de dolipran et d’ibuprofen jusqu’à la fin de la rando est une solution.

Que pensez-vous qu’elle fit ?

Elle n’allait pas manquer ceci :

Je ne vais pas vous mentir. Derrière lobjectif, cest pas moi.

Je ne vais pas vous mentir. Derrière l'objectif, c'est pas moi.

C’est donc le cœur léger que j’ai repris le bus pour Tyndrum où j’ai attendu mes vaillants compères, trempés comme des soupes suite à une averse malencontreuse (niark niark, moi, j’étais au sec au camping).

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