Walking the West Highland Way (day 2)

Hell’s ditch, The Pogues

Souviens-toi, ami lecteur… tu m’as laissée grelottante dans une tente humide, maugréant contre mon idée stupide de partir camper dans la pampa écossaise alors que le Sahel est une destination vachement sympa, en fait…

Miracle, à l’aube du deuxième jour : il ne pleut plus ! Le ciel nous offre certes toujours un charmant camaïeu de gris, mais rien n’en tombe, c’est déjà ça. Autant te dire que l’occasion est trop belle, nous courons à la buanderie du camping pour faire sécher, patiemment, l’intégralité de nos vêtements imprégnés jusqu’à la fibre. Du coup, ce n’est qu’à 12h30 que nous attaquons notre deuxième journée de marche (fatale erreur, tu t’en rendras vite compte).

Il faut le dire, le deuxième jour est bien plus joli que le premier. Ça grimpe davantage, c’est sapineux, et la promesse de déboucher dans la soirée sur le Loch Lomond nous galvanise. Arrivés au tiers du chemin, une question épineuse surgit : contourner la difficulté, ou l’aborder de front en grimpant Conic Hill avant de redescendre vers le sus-mentionné loch ? Friands d’aventure, nous optons bien évidemment pour la seconde route, qui se révèle plus raide que prévue… mais fort intéressante. Et quel point de vue, lorsqu’au sommet nous nous arrêtons pour cracher nos poumons et récupérer tant bien que mal !

Vue sur le Loch Lomond

Vue sur le Loch Lomond

La descente est encore plus raide que la montée, et c’est avec effarement que nous constatons, une fois redescendus au niveau du loch, à Balmaha, que nous avons à peine parcouru la moitié du trajet initialement prévu. Il est 17h, rien ne va.

Nous poursuivons encore un temps, mais la fatigue se fait sentir, et nous prenons la mesure de nos erreurs :
1- ne PAS partir après midi !
2- Conic Hill au jour 2, c’était ambitieux…

C’est donc bien loin de notre supposée étape, Rowardennan, que nous décidons de nous arrêter pour ce jour, sur une charmante petite crique inoccupée. Inoccupée… par les humains, certes. Reste que les midges sont, eux, de sortie, puisque le crépuscule est sec et que le vent est aux abonnés absents. La première rencontre avec ces saloperies tout droit sorties de l’enfer Culicoides impunctatus est assez impressionnante, et l’on prend là toute la mesure du problème.

La crique de l'enfer. On dirait pas comme ça.

La crique de l'enfer. On dirait pas, comme ça. Et pourtant...

Un moustique, ça va, ça s’écrase, au pire, ça s’en va une fois que ça a fini de dîner. Les midges ne viennent pas seuls ; ils viennent par MILLIERS. Je ne développerais pas ici, on trouvera là par contre une page consacrée à la charmante bébête. Quoiqu’il en soit, la soirée qui débute assez mal se poursuit plus calmement grâce à Maxime, héroïque, qui (je ne dirai plus jamais de mal des ex scouts) parvient à nous allumer un feu fortement fumigène à grands renforts de bois mouillé et de pages de tabloïds.

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