Walking the West Highland Way (day 1)

Why does it always rain on me ?, Travis

Tout avait pourtant bien commencé.

Après avoir rallié Milngavie (NDLA : on prononce « Meulgaille ». C’est comme ça. Les écossais ont un talent particulier pour faire de mots inoffensifs des épreuves redoutables. Là, on va à Meulgaille, pas à Milngavie, c’est comme ça.) en train (tout en découvrant que la sncf est un service public performant comparé au réseau de Grande-Bretagne qui peut, sans sourciller, annuler purement et simplement un train sans aucun avertissement ni aucune explication. Un coup il est là sur le panneau, vient l’heure, rien n’arrive, et puis on passe au train suivant, comme ça, et le tien s’est volatilisé quelque part entre un champs et la plateforme 9 3/4… épatant !), nous nous étions lancés à l’attaque du WHW, et de sa première journée à dix-neuf kilomètres. Rien de méchant. Du plat, deux trois bosses, de l’herbe, les premiers vallons… bref, une mise en jambes.

Une mise en jambes fort sympathique pendant dix kilomètres, parcourus à bonne allure.

Un joli camaïeu de beige, pour me confondre avec le ciel...
Un joli camaïeu de beige, pour me confondre avec le ciel…

Et puis, tout d’un coup, c’est le drame. Il pleut. Il pleut en Ecosse au mois d’août, et pas qu’un peu. Une bonne pluie, qui commence gentiment, finement, s’amplifie, et prend un bon rythme. Pas une pluie d’orage qui cesse en dix minutes, non ! Non, cette « averse » a duré jusque tard dans la nuit, non-stop. C’est plus drôle. Comme ça, tu te cognes 10km sous une pluie bien battante, qui imprègne ton pantalon de la chaussure à la ceinture, et ton sac mais de façon insidieuse et sournoise. La pluie ruissèle le long de ta parka, imbibe les sangles, les bretelles, bref, l’envers du sac, qui se retrouve tout imprégné bien que tu aies pris la précaution de le couvrir de sa petite sacoche imperméable trop mignonne.

Du coup, quand tu arrives au camping et que tu t’abrites du mieux que tu peux dans le hangar glacial qui héberge, en vrac, les toilettes, les douches, deux éviers, trois tables de camping, un plan de travail, un sol en terre battue et douze pigeons, tu as une forte envie d’étrangler la personne qui a eu l’idée de ce périple (pas de bol, c’est toi), d’appeler un taxi qui te ramènera direct à l’aéroport pour prendre le premier vol pour Marrakech, et de pleurer. Surtout quand tu découvres que ton duvet est mouillé. Rapport au processus d’infiltration d’eau décrit ci-dessus

Par chance, la pluie a éloigné ces saletés de midgies, dont j’aurai la joie de te reparler par la suite !

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